Biographie de Hector Malot | Bibliographie de Hector Malot
Hector Malot... C’est avec les encouragements de Taine, de Zola, de Maupassant et de quelques autres que Malot se lance en littérature. En 1855, à vingt-cinq ans, il a tourné le dos aux projets professionnels que son notaire de père avait pour lui, et est monté à Paris pour devenir écrivain. À force, comme Stevenson, d’avoir eu son enfance bercée d’histoires de marins et de voir les bateaux partir vers l’océan... Face à la Seine, dans le petit village de La Bouille, proche de Rouen, Hector Malot naît le 20 mai 1830. La mer fait rapidement irruption dans sa vie, puisque, le jour-même de sa naissance, la pointe du mât de beaupré d’un voilier qui manoeuvre fracasse la fenêtre de sa chambre ! Les villageois s’interrogent : est-ce bon ou mauvais présage ? Finalement, ils optent pour le bon présage... Hector ne vit à La Bouille que cinq années, mais il mettra le village en scène dans ses romans bien plus souvent que Fontenay-sous-Bois, sa terre d’élection. Il sera ensuite interne au lycée Corneille de Rouen. Il habite quelque temps avec ses parents, à Moisselles dans le Val d’Oise, la belle propriété de son demi-frère Monsieur Thomas. C’est avec ses premiers revenus littéraires qu’il achète en 1862 un terrain à Fontenay-sous-Bois, à l’entrée du bois de Vincennes, sur lequel il fait construire (encore un écrivain bâtisseur !) deux ans plus tard un grand chalet entouré de pelouses, d’arbres centenaires et de serres -Malot est un passionné de végétation. Là, grâce à une énorme capacité de travail, amassant une documentation impressionnante, il conçoit la plupart de ses soixante romans, dont le célèbre Sans Famille - 1878 - qui plaît plus à sa fille Lucie âgée de dix ans -à laquelle le livre est dédié-, qu’à l’éditeur Hetzel qui le refuse. En quelques mois, le roman devient un succès international. Seuls le distraient de son labeur de grands périples à l’étranger (en Russie, en Algérie, en Ecosse...) et les visites de ses amis, entre autres Jules Vallès qui le qualifie de 'révolutionnaire'. Malot n’est guère attiré par les honneurs (il ne se présentera pas à l’Académie Française) et les salons littéraires, mais ne refuse pas les responsabilités locales : il est conseiller municipal de Fontenay entre 1867 et 1885. Son père décède dans cette maison en 1866, sa femme Anna en 1880. Viendra son tour en 1907 (il est enterré au cimetière de Fontenay). |